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Notre édition Drive to TEAM continue avec Clément Poyade, chargé des opérations.

Découvrez le à travers cet article. A la fin de ce drive to team, vous saurez peut-être comment concilier un job à plein temps et la création d’une start-up ! 

Salut Clément, est ce que ça va aujourd’hui ?

Hello Antoine. Tout va très bien, je te remercie ! Même si ce confinement nous plombe un peu tous le moral, j’ai eu la chance de pouvoir quitter Paris donc je ne me plains pas. J’ai beaucoup de projets excitants qui continuent d’avancer donc on garde le sourire.  

Peux tu nous parler un peu de ton parcours scolaire ? 

Je suis plutôt du genre à avoir apprécié mon expérience à l’école. Surtout mon expérience en internat lorsque j’étais au lycée. J’étais toute la journée avec mes copains, je faisais du sport tous les jours, franchement c’était génial. Ensuite lorsque je suis arrivé en études supérieures, je suis aller à la fac dans un premier temps. La filière Eco-Gestion me permettait de ne pas me fermer dans une filière qui ne me plairait peut être pas, car à l’époque j’étais assez indécis sur mon avenir. Pour la petite anecdote, j’ai failli tout plaquer à la fin de la deuxième année pour me réorienter en cuisine (c’est toujours un rêve qui dort au fond de moi ahah).

Mais finalement, j’ai fait un stage en communication qui m’a beaucoup plu. J’ai donc passé les concours aux écoles de com’ pour faire un master et quitter la fac après la validation de ma licence. Ces 3 années d’université étaient beaucoup trop théoriques pour moi. J’aime l’action et j’aime faire des choses. Passer 4 heures à disserter sur une théorie c’est vraiment pas mon truc.
Bref du coup je suis arrivé à l’ISCOM pour entamer mon Master, avec une première année qui m’a tout de suite beaucoup plu puisque l’on faisait des exercices pratique toute l’année. D’autant plus que tous nos enseignements étaient réalisés par des pro. Ce qui pour moi est la meilleure méthode d’enseignement. J’ai aussi découvert Paris cette année là, puisque étant Auvergnat, je ne connaissais cette ville qu’en tant que touriste. À la fin de mon M1 j’ai fait une année de césure, où j’en ai profité pour partir à l’étranger. 8 mois à New-York pour travailler et 4 mois en Amérique Latine pour voyager. Quelle expérience !
 

Et ensuite ?

À mon retour à Paris, je devais trouver une alternance. Je m’orientais doucement vers le parcours classique en agence de com’ puis, j’ai vu passer cette offre chez DooH it, qui recherchait un responsable Marketing. J’avais déjà donné mon accord dans une agence, mais je me suis tout de même dit que ça valait le coup de passer cet entretien. Il y a tout de suite eu un vrai feeling avec Mikael. Plus que le poste, l’entreprise, les missions, c’est le feeling qui m’a fait plaquer l’autre entreprise dans laquelle je m’étais engagé pour aller chez DooH it

Lorsque je suis arrivé, l’entreprise démarrait sa mutation. On passait d’une PME qui commercialisait des bornes de rechargement de téléphone, à une Start-up qui avait pour ambition de révolutionner le marché de la publicité. Quoi de plus excitant lorsque l’on a 20 ans que d’être en plein cœur du réacteur ? J’étais entouré de personnes hypers jeunes aussi, mais on formait une équipe très soudée. Nous faisions des horaires à rallonge, mais on voyait le projet qui avançait et on le faisait avec plaisir. Je pense que les expériences qui résument le mieux cette année en alternance, ce sont les installations et désinstallations du matériel pour des évènements. Cela avait lieu soit très tard le soir, soit très tôt le matin, soit le week-end. Mais pour moi c’est aussi ce genre d’expérience qui soude une équipe.

Qu’est ce qui t’a amené et t’a décidé de rester chez DooH it

Pour être honnête, à la fin de mon alternance, j’avais finalement décidé de quitter DooH it pour aller dans une Start-up plus grosse, plus structurée. Une Start-up qui avait simplement franchi le step d’après. Puis quand j’en ai parlé à Mika, au début il a accepté la situation car il souhaite toujours le meilleur pour ses collaborateurs. Même si cela signifie pour lui qu’il ne travaillera plus avec. Mais le lendemain, il est quand même revenu vers moi pour me proposer de l’aider à structurer l’entreprise. J’ai tout de suite trouvé ce challenge hyper excitant et j’ai donc décidé de continuer 🙂

Comment as tu réussi à performer en tant que collaborateur d’une startup en croissance ? 

Ce qu’il faut savoir déjà, c’est que l’expérience en Start-up n’est pas faite pour tout le monde. Je ne dis pas que c’est mieux ou moins bien qu’ailleurs, et je ne porte aucun jugement de valeur, mais c’est assez spécial. Il ne faut pas s’attendre à trouver un cadre hyper carré, avoir des conditions de travail idéales avec des bureaux de 500m2, avec salle de sieste et bière à volonté tous les soirs. Sinon tu es forcément déçu quand tu arrives. 

Mais globalement, pour performer dans ce type d’environnement, il faut être débrouillard. Des problèmes tu vas en rencontrer tous les jours des nouveaux. Mais à chaque fois il faut être dans un mindset de tueur et te dire « ok ça, ça ne fonctionne pas de manière optimale, mais je vais tout faire pour régler ce problème de manière pérenne ». Il faut vraiment être dans l’action. La tâche la plus difficile, une fois que tu crées des choses tous les jours, c’est de prendre assez de recul au bout d’un certain temps pour supprimer ce qui ne fonctionne pas, et pusher ce qui performe le plus. Et sincèrement, c’est cette tâche que j’ai trouvée la plus difficile quand tu n’as personne pour t’aiguiller. 

Tu es en train de monter ton entreprise, comment arrives-tu à conjuguer les 2 activités ?

J’ai conjugué les 2 activités durant presque 1 an. Ce qui m’a permis de pouvoir continuer et performer dans les 2, c’est le soutien et la confiance de mon employeur. J’ai tout de suite décidé d’être transparent avec lui afin de ne pas rompre cette relation de confiance, et il me l’a plus que bien rendu. J’ai toujours pu compter sur lui, lui demander des conseils, ou des arrangements de planning, décrocher des calls urgents en plein open-space… Et c’est ce qui fait que ça a si bien fonctionné cette année-là. Honnêtement il a tout compris et si je dois le reproduire dans ma carrière d’entrepreneur je ferai exactement la même chose. Car s’il m’avait bridé, la relation se serait dégradée et on aurait tous les 2 été perdants. Mais comme il a décidé de me faire confiance, j’ai tout fait pour ne pas le décevoir et lui rendre cette confiance. Au moment où nous avons senti tous les 2 que les 2 activités n’étaient plus compatibles pour moi, on en a discuté calmement et on a décidé ensemble qu’il serait plus opportun que je quitte la société pour me consacrer à 100% à mon activité entrepreneuriale. 

Pour la petite anecdote, j’ai décidé d’investir un peu d’argent dans la société pour continuer à être partie prenante de cette belle aventure et pour lui rendre la pareille. 

Quel a été ton déclencheur pour entreprendre ? 

Je n’ai pas spécialement de déclencheur, j’ai toujours su que je voulais entreprendre. Dès les études, à chaque fois qu’il y avait une option entrepreneuriat, c’était pour moi. Mes parents sont entrepreneurs depuis toujours donc cela a forcément beaucoup du jouer sur ma personnalité et les valeurs qu’ils m’ont inculqué. Mais entreprendre, ce n’est pas que dans le monde des Start-up. Tu peux être cuisinier, bénévole pour une association, sportif de haut niveau, ou même salarié dans une entreprise et être entrepreneur.

Entreprendre, c’est simplement en faire beaucoup plus que ce que l’on te demande de faire. 

C’est quoi ta journée type ? As tu un rituel ? 

Je n’ai pas forcément de rituel dans mes journées, mais peut être plus dans mes semaines. J’attache beaucoup d’importance à mes à-côtés. Le sport, les amis, la « quality time » avec ma copine (avec qui je monte mon entreprise). Après pour bien démarrer ma journée, j’avoue que le fait de venir en vélo c’est un vrai kiff. Ça me permet de penser à plein de choses, de prendre le soleil (quand il y en a) et de me faire insulter par les taxis et les bus. Un vrai kiff.

As tu une réussite/fierté particulière dont tu voudrais nous parler ?

Forcément j’ai envie de dire Joune, rien de très surprenant. Après ce n’est que le début. Tout reste à faire. 

Un petit mot pour conclure ?

Vous savez, moi je ne crois pas qu’il y ait de bonne ou de mauvaise situation. Moi, si je devais résumer ma vie aujourd’hui avec vous, je dirais que c’est d’abord des rencontres. Des gens qui m’ont tendu la main, peut-être à un moment où je ne pouvais pas, où j’étais seul chez moi. Et c’est assez curieux de se dire que les hasards, les rencontres forgent une destinée… Parce que quand on a le goût de la chose, quand on a le goût de la chose bien faite, le beau geste, parfois on ne trouve pas l’interlocuteur en face je dirais, le miroir qui vous aide à avancer. 

Merci beaucoup d’avoir répondu à toutes nos questions pour ce Drive to TEAM !

A bientôt pour un nouveau portrait 😉

Shem's Tlemcani

Shem's Tlemcani

Avec une culture artistique bien aiguisée et dotée d’un vif esprit créatif, Shem’s est arrivée sur Paris en 2016 dans le but d’intégrer l’IUT de Paris Descartes et se former aux différentes techniques commerciales et communicationnelles. Pleine de détermination et avec une grande soif d’apprendre, elle continue son chemin vers le domaine de la communication et de la publicité et intègre Sup de Pub en Master 1 Marketing événementiel. Ses différentes expériences professionnelles lui permettent d’appréhender le monde de la communication et la conduisent à choisir un Master 2 dans le domaine du Planning Stratégique. Elle intègre DooH it en Janvier 2021.

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